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La pollution lumineuse et ses conséquences pour la faune sauvage




De nos jours, l'éclairage artificiel nocturne est partout : l'obscurité n'existe plus, et, notamment dans les villes et les zones plus ou moins urbanisées, la lumière est devenue une véritable nuisance. Cette pollution lumineuse a des conséquences pour la biodiversité, et notamment la faune sauvage nocturne.

La nuit, la lumière est partout

Qu'elles soient utiles ou inutiles (avec tout le gaspillage énergétique que cela suppose...), les sources de lumière artificielle nocturne se multiplient à un rythme effarant depuis plusieurs décennies : éclairage des villes et des villages, en particulier celui des bâtiments publics, des tours urbaines et des monuments, enseignes lumineuses, éclairage des parcs, des rues, des routes et des zones commerciales ou industrielles, des ponts, des viaducs, des giratoires, des aéroports, illumination des façades et des jardins de particuliers… Sans compter l’orientation souvent préférentielle des sources lumineuses vers le ciel, particulièrement néfaste (spots tournés vers le haut, canons lumineux qui balaient le firmament...).



Et le coeur des villes n'est pas le seul concerné : les zones périurbaines, et même rurales, le sont aussi. Activité humaine est ainsi très souvent synonyme d'éclairage artificiel : mis à part en rase campagne, la nuit noire devient rare. Trop rare.

Une faune nocturne particulièrement perturbée

Ces nuisances lumineuses (on parle même de pollution lumineuse) détruisent et morcellent l’habitat des espèces animales adaptées à l’obscurité, et perturbent leurs comportements, accélérant ainsi la disparition des plus fragiles d’entre elles. Papillons de nuit, vers luisants et autres insectes nocturnes, grenouilles et crapauds, oiseaux migrateurs, rapaces nocturnes, animaux lucifuges et mammifères chasseurs de nuit figurent parmi les premières victimes de la pollution lumineuse.

En effet, la disparition des zones d’ombre empêche certaines espèces nocturnes de se déplacer, de se nourrir ou de se reproduire, les zones éclairées formant de véritables barrières qui morcellent l'habitat (par exemple, pour la ville de Paris, des espèces abondantes il y a encore un siècle en centre ville se trouvent maintenant reléguées à 70 km en périphérie).

En outre, les points lumineux sont autant de pièges mortels, dangereusement attirants ou tout simplement aveuglants.



Chauves-souris, chouettes et hiboux : habitats et zones de chasse se raréfient

On pourrait penser que les chauves-souris ne sont pas affectées, puisqu’elles privilégient l’écholocation pour repérer leurs proies et éviter les obstacles. Or, la lumière perturbe leurs habitudes de chasse : certaines espèces, comme le grand rhinolophe, sont incapables de chasser lorsque l'obscurité n'est pas totale, sans compter que la pollution lumineuse peut faire fuire les proies potentielles. En outre, l'éclairage artificiel est nocif pour les jeunes chauves-souris (développement retardé, croissance et vigueur réduites). Ces différents facteurs contribuent ainsi à expliquer le déclin des espèces de chiroptères les plus sensibles à la pollution lumineuse.



Pour les rapaces nocturnes (chouettes et hiboux), les impacts sont similaires : ils consistent surtout en une réduction des territoires de chasse et des gîtes potentiels. En effet, l'éclairage des édifices servant habituellement de gîte aux rapaces nocturnes (églises, vieilles maisons) réduit d'autant le nombre de refuges potentiels pour ces espèces.





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